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eigertrail17Dans le cadre somptueux des 3 « géants de l’Oberland Bernois » a eu lieu la cinquième édition de cette magnifique course, que  Fabrice a marqué de son sceau, avec un top ten au goût de victoire personnelle et prometteuse! Ce spécialiste des trails longues distances a vu ses efforts et sa ténacité aux entraînements récompensés , on ne peut que s’en réjouir! Ceci d’autant plus qu’il a été victime d’une méchante entorse de cheville peu de temps avant! Sa suite de la saison est à observer de près, car sa marge de progression est encore large et de belles performances sont encore à venir, à n’en pas douter!

Le récit de notre champion…

Après ma belle 9ème place sur l’Eiger trail E51 2016, l’édition 2017 était l’un de mes principal objectif de cette année. Mon début de saison fut très prometteur mais suite à une très grosse entorse de la cheville le 25 mai sur le trail de Torgon tous mes plans sont tombés à l’eau. Pas de trail de l’Absinthe et la question était: est-ce que je pourrais participer à l’Eiger trail ou je cours comme à la maison mon appartement de vacances se situant à une centaine de mètres du départ. S’en sont suivies de très nombreuses séances de rééducation avec la ferme intention d’y participer. Après deux très bonnes courses test au cross des grottes et au Montreux Rocher de Naye la cheville tient et les résultats ont même été bien au-delà qu’espérés. Tous les feux sont au vert pour le 15 juillet. Avec tous ces événements étonnamment peu de pression les jours qui précèdent la course un petit footing le vendredi pour se mettre dans le bain et me voilà fin prêt. 3h20 debout petit déjeuner et plus qu’à attendre 6h45 pour le grand départ. Derniers préparatifs et je sors gentiment de mon appartement pour un peu d’échauffement et dès les premiers mètres je croises Diego Pazos avec qui je fais finalement une bonne partie de mon échauffement. Après un dernier bisou à Camille, ET 17 2je me place sur la ligne, je vois toutes les forces en présence et c’est là que tu te dis « ça va faire mal ». 6h45 pétante c’est parti, Stefan Wenk prend les commandes dès les premiers mètres je n’essaye même pas de suivre tellement le rythme est soutenu. Après un bref moment avec Diego je le laisse partir à son tour et je me retrouve finalement avec les frères Brodard du team Salomon Suisse.

 

EG 17 345 min de montée soutenue en direction de la grande Scheidegg ont passé et je me rends à l’évidence qu’il faut que je calme un peu le rythme autrement la deuxième partie de course pourrait devenir très pénible par la suite. Je me mets alors dans ma bulle mais avec cette curieuse sensation de ne pas trop avancer, d’être dans un mauvais jour. Après 1500m de dénivelé vient la première petite descente très technique qui amène sur mon premier petit ravitaillement liquide avec dans un coin de ma tête la prochaine montée de 700m de dénivelé que je redoute plus que tout après avoir passé par tous les états une année auparavant. Après 35 min de souffrance me voilà enfin en haut de cette interminable montée du Faulhorn toujours aussi dure malgré les très nombreuses montées à l’entraînement ces derniers mois. Je retrouve aussi ma sœur qui malgré le brouillard et le froid, est venue me ravitailler au point culminant de la course et c’est aussi là que je regarde pour la première fois ma montre et je me rends compte que j’ai presque 20 minutes d’avance sur mon temps de passage de 2016 ce qui explique sans doute mon mal de jambes déjà très avancé alors que seulement un peu plus de la moitié des 51km sont derrière moi.ET 17 4

Mais c’est aussi là que j’arrive sur mon terrain de jeux favori 20km de descente faux plat et relance dans un décor juste magnifique quand on prend le temps de le contempler mais là …… Je fonce tête baissée avec la ferme intention de garder ma 9ème place.

ET 17 5Malgré tout, les jambes tournent à merveille et les kilomètres défilent à grande vitesse et un peu avant d’arriver à Schinigge Platte je reviens à ma grande surprise sur David Brodard qui malheureusement pour lui s’est torturé la cheville quelques instants plus tôt. Je lui demande s’il veut de l’aide, il me signifie que c’est ok je reprends ma route sur un très bon rythme et plus motivé que jamais. 5km plus loin dans juste après mon dernier ravitaillement liquide je reviens sur Maxime Brodard qui après un début de course tonitruant paie ses efforts de la première moitié de course et me voilà 7ème alors qu’il reste encore environ 7km de descente très technique en direction de Burglauenen avec pour pimenter un peu la chose un petit coup de cul d’une centaine de mètres de dénivelé qui après tous ces effort fait extrêmement mal. Mais gonflé à bloc je pars dans cette dernière partie descendante et je reviens finalement sur le 6ème un peu avant les 6 derniers kms de plat et je le lâche aussitôt étant un peu plus à l’aise que lui. Mais là un mur se dresse devant moi, les 6 derniers kms quasiment plats pour retourner à Grindelwald avec des crampes de plus en plus présentes dès que ça monte un tout petit peu et je sais parfaitement que les 500 derniers mètres il faut remonter depuis la vallée jusqu’au village. Ce furent les 35min de courses les plus longues de ma petite carrière de coureur mais que d’émotions quand enfin je passe la ligne d’arrivée après 5h32 de course, 30min de moins qu’en 2016 et une 6ème place au général.

 

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Après tous ces sacrifices et ces heures d’entraînement arriver à un tel résultat le trail c’est juste magique. Prochain défi de taille l’ultra trail du Barlatay pour de nouvelles aventures sur les sentiers. J’en profite pour remercier tous ceux qui me soutiennent jours après jours, sans eux rien ne serait possible.
Sportivement
Fabrice

 

 

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